Le cabanon
Les mains dans les poches, je me promenais,
En ce froid matin d’octobre,
Sur le chemin de terre
Qui conduit à notre jardin.
çà et là, quelques roses trémières
Résistent encore avec dédain.
Un gant de silence m'enveloppait.
Aucun bruit. Aucun soupir.
Des odeurs de souvenirs,
Ombres empreintes de vie et d'espoir
Envahirent ma mémoire.
Prisonnier de sa cage de lierre
Et d'herbes folles enchevêtrées,
Le cabanon de mon père
S’est endormi pour l'éternité.
Renée Giordano
Fin octobre 2003
Comme toutes les années, à cette époque, je me rends au cimetière où se trouve le caveau familial. Cette année-là, nostalgie oblige, je me suis attardée devant le cabanon qu'avait construit mon père et qui a vu grandir mes enfants.
Depuis février 2006, j'ai permis à un jeune couple de Mézel de "prendre la relève" et j'en suis très heureuse.