Le cabanon

Publié le par Renée G.

Les mains dans les poches, je me promenais,
En ce froid matin d’octobre,
Sur le chemin de terre
Qui conduit à notre jardin.

çà et là, quelques roses trémières
Résistent encore avec dédain.

Un gant de silence m'enveloppait.
Aucun bruit. Aucun soupir.
Des odeurs de souvenirs,
Ombres empreintes de vie et d'espoir
Envahirent ma mémoire.

Prisonnier de sa cage de lierre
Et d'herbes folles enchevêtrées,
Le cabanon de mon père

S’est endormi pour l'éternité.

Renée Giordano
Fin octobre 2003

Comme toutes les années, à cette époque, je me rends au cimetière où se trouve le caveau familial. Cette année-là, nostalgie oblige, je me suis attardée devant le cabanon qu'avait construit mon père et qui a vu grandir mes enfants.
Depuis février 2006, j'ai permis à un jeune couple de Mézel de "prendre la relève" et j'en suis très heureuse.

Commenter cet article

Jean-Pierre 17/01/2007 12:42

Martine m'a fait découvrir vos poèmes. Ils sont très beaux et très émouvants.Amitiés.

Marie-Christine 22/11/2006 07:43

Ton poème est très beau et nostalgique et m'a fait pensé à mon père et mon grand-père dont le souvenir est intimement lié au jardin de mon enfance.

Laurelyne 07/11/2006 11:54

Coucou
Je t'invite sur mon blog à venir participer à mon concour !!!
Bisous LOLO

Francine 05/11/2006 10:28

j'en profite comme ça fonctionne, pour te faire un coucou en passant..bisous et bon dimanche à toi

ann d du québec 04/11/2006 13:01

Tres touchant ton poème!